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© 2020 municipales Cahors

La cathédrale 

 

La cathédrale est évidement le plus beau monument du vieux Cahors , quoiqu’il ne soit pas le seul. 

La récente mise en valeur de la Sainte Coiffe est une heureuse idée. Son intérêt n’est pas seulement  spirituel, il est aussi économique : le prestige de la ville en sera grandi, son attractivité accrue.

La cathédrale  Saint-Etienne est  presque unique en France : elle est de style roman alors que, dans  la grande majorité des cas, les cathédrales sont gothiques  ; elle est à coupoles alors que la plupart du temps, le style roman  est à arcades. C’est une peu une imitation du style byzantin avec quelques relents arabes. Ne lui ressemblent que la cathédrale Saint-Front de Périgueux et  l’église de Souillac qui n’est pas une cathédrale. 

Au fond à droite,  une grande chapelle sert de sacristie . Elle contient les portraits  de tous les évêques de Cahors depuis le commencement. Dommage qu’elle soit dans un état lamentable :  il y aurait lieu d’en faire une belle restauration comprenant celle des tableaux et d’apposer une planche  explicative, rappelant au travers de ces portraits  l’ histoire de la ville . Cela m’aurait semblé plus opportun  que le coûteux et peu utile ravalement de la façade . 

Pourquoi a-t-on consacré tant  d’ argent à blanchir la façade ? Je me le demande . La couleur sable qui était la sienne  était en accord avec la tonalité dominante du quartier.  

Pourquoi a-t-on planté cette statue   dite de l’Ange du Lazaret de Marc Petit  face au portail nord ? Elle a été, paraît-il, offerte à la ville ,  mais fallait-il la mettre là ? C’est une œuvre qu’on peut juger intéressante mais terriblement  morbide : il parait que quand le soir tourbe , elle fait peur aux enfants qui rentrent de l’école. 

Surtout qu’à  cet endroit se trouve un de plus beaux portails de l’art roman  tardif. Il est connu dans toute l ‘Europe, à la fois sobre et élégant . Sur une petite place comme celle-là, une seule œuvre d’art suffisait .    Le portail suffit à attirer l’attention. Il y a des années qu’on attend la pose d’un grand panneau pédagogique clair qui expliquerait au public la riche signification  symbolique de ce portail. 

Ce portail est pour moi un endroit spécial : la  première fois que je suis venu à Cahors, ça devait être en février  1968 ( eh oui, nous ne faisions pas que manifester cette année-là ! ) , c’était dans un groupe d‘étudiants en histoire .  Nous avons passé presque une heure devant le portail à écouter les explications du grand professeur d’histoire de l’art toulousain , le regretté   Marcel Durliat . Ce voyage comprenait un arrêt à l’hôtel que se trouvait rue Wilson où on nous avait été servi un repas pantagruélique avec quatre  ou cinq entrées et deux plats de résistance, fromage et des

sert , comme on en faisait  cette époque et tel que le décrit le romancier Pierre Benoît dans  «  le déjeuner de Sousceyrac ».